“Lo! the Poor Indian!” Colonial Responses to the 1862-63 Smallpox Epidemic in British Columbia and Vancouver Island
Kiran Van Rijn
Abstract
Abstract. The smallpox epidemic that swept through the colonies of Vancouver
Island and British Columbia in 1862-63 was particularly devastating to the First
Nations of the region. Colonists responded to the developments with a mixture
of pity, revulsion, a smug sense of inevitability, and, above all, an overriding concern
for their own self-interest. The colonial population may not have consciously
attempted to devastate the First Nations populations, but their frequently negative
attitudes towards them ensured that actions to prevent this occurrence were
sporadic, poorly planned, counterproductive, or simply minimal.
Résumé. La variole, qui s’est rapidement répandue à travers les colonies de
l’Ile de Vancouver et de la Colombie Britannique en 1862-63, fut particulièrement
dévastatrice pour les Premières Nations de la région. Les colonisateurs ont
réagi à cette épidémie avec un mélange de pitié et de dégoût, avec un sentiment
de fatalité devant l’inévitable et, surtout, avec un souci prépondérant pour leur
propre intérêt. Bien que la population coloniale n’ait pas consciemment essayé
de dévaster les populations des Premières Nations, leurs attitudes souvent négatives envers eux ont fait en sorte que les actions prises pour prévenir cette
catastrophe étaient sporadiques, mal calculées, contre-productives, ou tout simplement
minimales.
Island and British Columbia in 1862-63 was particularly devastating to the First
Nations of the region. Colonists responded to the developments with a mixture
of pity, revulsion, a smug sense of inevitability, and, above all, an overriding concern
for their own self-interest. The colonial population may not have consciously
attempted to devastate the First Nations populations, but their frequently negative
attitudes towards them ensured that actions to prevent this occurrence were
sporadic, poorly planned, counterproductive, or simply minimal.
Résumé. La variole, qui s’est rapidement répandue à travers les colonies de
l’Ile de Vancouver et de la Colombie Britannique en 1862-63, fut particulièrement
dévastatrice pour les Premières Nations de la région. Les colonisateurs ont
réagi à cette épidémie avec un mélange de pitié et de dégoût, avec un sentiment
de fatalité devant l’inévitable et, surtout, avec un souci prépondérant pour leur
propre intérêt. Bien que la population coloniale n’ait pas consciemment essayé
de dévaster les populations des Premières Nations, leurs attitudes souvent négatives envers eux ont fait en sorte que les actions prises pour prévenir cette
catastrophe étaient sporadiques, mal calculées, contre-productives, ou tout simplement
minimales.
Full Text: PDF
ISSN 0823-2105
© 2011 Canadian Society for the History of Medicine/
Société canadienne d'histoire de la médecine