Abandoning Nature: Swimming Pools and Clean, Healthy Recreation in Hamilton, Ontario, c. 1930s-1950s
Nancy B. Bouchier, Ken Cruikshank
Abstract
Abstract. Municipal swimming pools arose as a technological fix for an urban public health and recreation crisis in Hamilton when its bay became a polluted sink for residential and industrial wastes. Until World War II, city leaders and medical authorities believed that they could identify, delineate, and construct safe natural swimming areas along the bay’s shore, supplemented by a few public artificial swimming pools. After the war, the pollution situation worsened.
For those who couldn’t travel to cleaner lakeshores elsewhere, local authorities created swimming pools, thus abandoning the natural waters of the bay to the “constructive power of the profit motive.”
Résumé. Le déploiement de piscines municipales à Hamilton s’est fait en réponse à une crise de santé publique et de loisirs, lorsque sa baie sur le lac
Ontario est devenue un déversoir souillé de rejets résidentiels et industriels. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, les dirigeants municipaux et les autorités
médicales ont cru pouvoir identifier et aménager des aires de baignade naturelles et sécuritaires le long de la baie, tout en y ajoutant quelques piscines publiques. Mais après la guerre, les eaux devinrent plus polluées. Pour ceux qui ne pouvaient se déplacer vers des rives demeurées propres, les autorités municipales ont créé des piscines, sacrifiant ainsi les eaux naturelles de la baie sur l’autel du profit.
For those who couldn’t travel to cleaner lakeshores elsewhere, local authorities created swimming pools, thus abandoning the natural waters of the bay to the “constructive power of the profit motive.”
Résumé. Le déploiement de piscines municipales à Hamilton s’est fait en réponse à une crise de santé publique et de loisirs, lorsque sa baie sur le lac
Ontario est devenue un déversoir souillé de rejets résidentiels et industriels. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, les dirigeants municipaux et les autorités
médicales ont cru pouvoir identifier et aménager des aires de baignade naturelles et sécuritaires le long de la baie, tout en y ajoutant quelques piscines publiques. Mais après la guerre, les eaux devinrent plus polluées. Pour ceux qui ne pouvaient se déplacer vers des rives demeurées propres, les autorités municipales ont créé des piscines, sacrifiant ainsi les eaux naturelles de la baie sur l’autel du profit.
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ISSN 0823-2105
© 2012 Canadian Society for the History of Medicine/
Société canadienne d'histoire de la médecine