“Their Lack of Masculine Security and Aggression Was Obvious”: Gender and the Medicalization of Inebriety in the United States, 1930-50
Stephen Patnode
Abstract
This article examines the roles of gender and sexuality in the public
and private debate over medicalizing inebriety in the United States from 1930-
50. During this period various interest groups wrestled with two competing
visions of how to frame chronic drinking, which came to be labelled alcoholism
following the repeal of Prohibition. Mainstream doctors and psychiatrists agreed
that the underlying cause of alcoholism was in the mind of the individual. A
number of psychiatrists went further, suggesting a connection between alcoholism
and latent homosexuality. In contrast, laypeople identifying themselves
as alcoholics advanced a second, competing vision of alcoholism that framed it
as a blameless physiological illness. This second understanding of alcoholism,
particularly as promoted by members of Alcoholics Anonymous (AA), emphasized
the need for restoring heteronormative gender roles for alcoholics (who
were generally men) and their spouses (who were generally women) as an
important step to recovery.
Indeed, this may help to explain the success of AA and its medicalization
model in the US from 1930-50, as both built upon widely held cultural assumptions
concerning gender roles and sexuality.
Cet article examine les rôles du genre et de la sexualité dans les débats
publics et privés sur la médicalisation de l’ivresse aux Etats-Unis de 1930 à 1950.
Pendant cette période, divers groupes d’intérêt ont proposé deux visions
opposés sur comment encadrer la consommation chronique, après l’abrogation
de la prohibition. Les médecins et les psychiatre considéraient que la cause
fondamentale de l’alcoolisme résidait dans l’esprit de l’individu. Un certain
nombre de psychiatres sont allés plus loin, suggérant un lien entre l’alcoolisme
et l’homosexualité latente. En revanche, les gens s’identifiant comme alcooliques ont avancé une seconde vision de l’alcoolisme, le présentant comme une maladie
physiologique.
Cette autre conception de l’alcoolisme, particulièrement favorisée par des
membres des alcooliques anonymes (AA), a souligné le besoin de reconstituer les
rôles révolus respectivement aux deux sexes pour les alcooliques (qui étaient
généralement des hommes) et leurs conjoints (qui étaient généralement des
femmes) comme étape importante au rétablissement. En effet, ceci peut aider à
expliquer le succès des AA et de son modèle de medicalisation aux États-Unis de
1930 à 50, tous les deux étant construits sur des prétentions culturelles largement
jugées au sujet des rôles des deux sexes et de la sexualité.
and private debate over medicalizing inebriety in the United States from 1930-
50. During this period various interest groups wrestled with two competing
visions of how to frame chronic drinking, which came to be labelled alcoholism
following the repeal of Prohibition. Mainstream doctors and psychiatrists agreed
that the underlying cause of alcoholism was in the mind of the individual. A
number of psychiatrists went further, suggesting a connection between alcoholism
and latent homosexuality. In contrast, laypeople identifying themselves
as alcoholics advanced a second, competing vision of alcoholism that framed it
as a blameless physiological illness. This second understanding of alcoholism,
particularly as promoted by members of Alcoholics Anonymous (AA), emphasized
the need for restoring heteronormative gender roles for alcoholics (who
were generally men) and their spouses (who were generally women) as an
important step to recovery.
Indeed, this may help to explain the success of AA and its medicalization
model in the US from 1930-50, as both built upon widely held cultural assumptions
concerning gender roles and sexuality.
Cet article examine les rôles du genre et de la sexualité dans les débats
publics et privés sur la médicalisation de l’ivresse aux Etats-Unis de 1930 à 1950.
Pendant cette période, divers groupes d’intérêt ont proposé deux visions
opposés sur comment encadrer la consommation chronique, après l’abrogation
de la prohibition. Les médecins et les psychiatre considéraient que la cause
fondamentale de l’alcoolisme résidait dans l’esprit de l’individu. Un certain
nombre de psychiatres sont allés plus loin, suggérant un lien entre l’alcoolisme
et l’homosexualité latente. En revanche, les gens s’identifiant comme alcooliques ont avancé une seconde vision de l’alcoolisme, le présentant comme une maladie
physiologique.
Cette autre conception de l’alcoolisme, particulièrement favorisée par des
membres des alcooliques anonymes (AA), a souligné le besoin de reconstituer les
rôles révolus respectivement aux deux sexes pour les alcooliques (qui étaient
généralement des hommes) et leurs conjoints (qui étaient généralement des
femmes) comme étape importante au rétablissement. En effet, ceci peut aider à
expliquer le succès des AA et de son modèle de medicalisation aux États-Unis de
1930 à 50, tous les deux étant construits sur des prétentions culturelles largement
jugées au sujet des rôles des deux sexes et de la sexualité.
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