Canadian Bulletin of Medical History / Bulletin canadien d'histoire de la médecine, Vol 24

Harm Reduction and HIV-Prevention among Injecting Drug Users in Australia: An International Comparison

Paul Sendziuk

Abstract


In response to the threat of HIV transmission via drug injection with
shared needles, Australia developed a needle and syringe exchange program
that became one of the most comprehensive in the world. Originally health
professionals and pharmacists were given the responsibility of implementing
the program. However, community-based AIDS organizations were soon also
funded to distribute sterile injecting equipment, alcohol swabs, puncture-proof
disposable containers, condoms, and safe sex information. Nearly all of the
programs operated on a no-need-for-exchange basis, during hours and from
outlets (both fixed and mobile) that were convenient for users. Their success in
preventing the widespread transmission of HIV among injecting drug users
was demonstrated in international studies that found a large discrepancy
between the rates of HIV infection in cities with, and without, needle and
syringe exchange programs, and was reflected in the continued low level of
HIV infection among injecting drug users in Australia. Australia’s success in
preventing HIV transmission among drug users suggests the merits of the
“harm reduction” approach to controlling drug use as well as funding community-
based needle and syringe exchange programs.

Face au danger de transmission du VIH que représente l’utilisation
des mêmes aiguilles par plusieurs utilisateurs de drogues, l’Australie a
développé un programme d’échange d’aiguilles et de seringues qui est devenu
l’un des plus efficaces dans le monde. Au début, ce sont les pharmacies et les
professionnels de la santé qui furent chargés de le mettre en application. Mais,
bientôt, les centres locaux de lutte contre le SIDA furent eux aussi impliqués et
commencèrent à distribuer du matériel stérile, des condoms et de l’information.
Presque tous les programmmes fonctionnaient sur une base de diffusion du matériel sans échange, et cela, à des heures et selon des formules qui convenaient
aux utilisateurs. Le succès de ces mesures dans la lutte contre la transmission
du VIH chez les utilisateurs de drogues a été démontré dans plusieurs
études internationales. En Australie, cela se remarque dans le faible taux d’infection
du VIH parmi les utilisateurs de drogues injectées. Ce constat favorise
donc la mise en place de mesures qui visent à diminuer le danger de transmission
en intervenant directement dans les milieux de vie des personnes concernées
et en favorisant une approche sécuritaire des aiguilles et des seringues.

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ISSN 0823-2105
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